L’automne est déjà là, ce qui veut dire que les températures vont refroidir et les virus reprendre du terrain. Bonjour rhume, grippe, angine, mal de gorge et autres gastro-entérites…

Et pourtant, il existe des méthodes pour se prémunir contre ces maux qui reviennent chaque année à la même saison.  Après tout, tout le monde connaît l’adage « mieux vaut prévenir que guérir ».

Alors quelles sont les méthodes pour prévenir les maladies hivernales ?

Méthode n°1 : respecter des règles d’hygiène au quotidien

Pour éviter d’être malade cet hiver, les premières règles à adopter sont des règles d’hygiène :

  • Se laver les mains très souvent avec de l’eau chaude et du savon : il faut se laver les mains après être allé aux toilettes et avant de manger bien sûr mais également avant de faire la cuisine, après avoir pris les transports en commun, après s’être mouché et après avoir été en contact direct avec un malade
  • Se couvrir la bouche lorsque l’on tousse ou lorsque l’on éternue pour éviter la propagation des microbes
  • Se moucher dans un mouchoir en papier à n’utiliser qu’une seule fois et à jeter immédiatement après utilisation
  • Aérer son logement et ne pas le surchauffer au-delà de 19 ou 20°C (mieux vaut se couvrir davantage plutôt que d’augmenter le chauffage)
  • Eviter de se toucher la figure, particulièrement les yeux, le nez ou la bouche
  • Eviter le contact physique avec d’autres personnes malades

Méthode n°2 : adopter une alimentation saine et équilibrée

L’alimentation, si elle est bien choisie, est le meilleur des remèdes. Certains aliments en particulier sont à privilégier pour prévenir les maladies de l’hiver :

  • Les aliments contenant de la vitamine C aidant les cellules à se protéger des attaques de virus : elle est présente dans les oranges et autres agrumes, les kiwis, les poivrons, le persil…
  • Les aliments contenant de la vitamine E qui est un puissant anti-oxydant et qui renforce les défenses immunitaires : elle est présente dans les fruits oléagineux (noix, amandes…), l’avocat, le germe de blé, les graines de tournesol, les pignons de pin…
  • Les aliments contenant des oligo-éléments aidant à renforcer les défenses immunitaires : les fruits de mer, les céréales complètes, les noix, la viande rouge, les rognons…

Si votre régime alimentaire ne vous permet pas de privilégier des aliments riches en vitamines et en oligo-éléments (manque de temps, intolérances ou allergies alimentaires…), vous pouvez également vous tourner vers les compléments alimentaires.

Méthode n° 3 : pratiquer une activité physique régulière

Une activité physique régulière a plusieurs avantages :

  • Elle vous aide à vous détendre (sachant que l’on est plus facilement malade lorsque l’on est stressé)
  • Elle facilite la circulation des cellules immunitaires dans le sang et renforce donc votre système immunitaire.
  • Elle vous aide à mieux dormir, la qualité du sommeil étant également importante pour prévenir les maladies

L’activité physique que vous pratiquez n’a pas besoin d’être très intensive : même 30 minutes de marche par jour peuvent considérablement améliorer votre résistance aux maladies.

Méthode n°4 : utiliser les médecines naturelles

Les médecines naturelles telles que la phytothérapie ou l’homéopathie peuvent vous aider à vous prémunir des maladies hivernales.

La phytothérapie

La phytothérapie, ou l’art de se soigner par les plantes, est utilisée pour soigner ou prévenir des maladies hivernales telles que la toux, le rhume, les états grippaux…

Les plantes utilisées dans le cadre de la phytothérapie peuvent être consommées en usage interne ou externe sous forme de gélules, infusions ou huile essentielles.

Certaines plantes en particulier sont reconnues pour leurs vertus médicinales :

  • L’échinacée est utilisée surtout pour prévenir les infections des voies respiratoires telles que le rhume ou la sinusite
  • La propolis, qui est une substance produite par les abeilles, renforce le système immunitaire et aide à réduire le risque d’infections hivernales
  • Le tea-tree (ou arbre à thé) dont la diffusion d’huiles essentielles dans l’air permet d’assainir l’air et de réduire la propagation des virus
  • L’extrait de pépins de pamplemousse est un antibiotique naturel utilisé pour prévenir tout type d’infection

Attention cependant : un traitement de phytothérapie ne se prend pas à la légère. Les huiles essentielles, notamment, sont déconseillées chez les femmes enceintes et les enfants de moins de 6 ans.

L’homéopathie

L’homéopathie peut aider à prévenir les rhumes, les angines, le mal de gorge ou la grippe.

L’avantage d’un traitement homéopathique est qu’il n’a pas d’effets secondaires et qu’il peut être utilisé chez les femmes enceintes comme chez les enfants. Par contre, un traitement homéopathique traite le patient dans sa globalité et doit être personnalisé : mieux vaut consulter au préalable un médecin ou thérapeute spécialisé dans l’homéopathie si vous souhaitez que le traitement soit réellement efficace.

La phytothérapie et l’homéopathie sont des médecines naturelles prises en charge par l’assurance maladie de base tant qu’elles sont pratiquées par un médecin. Si vous faites appel à un thérapeute non médecin tel qu’un naturopathe, il vous faudra alors souscrire à une assurance complémentaire pour être couvert.

Méthode n° 5 : se faire vacciner

Il est possible de se prémunir de certaines maladies, notamment la grippe, grâce à la vaccination. La vaccination contre la grippe est même recommandée par l’Office fédéral de la Santé publique pour les personnes faisant partie d’un groupe à risque telles que les personnes âgées de 65 ans et plus, les femmes enceintes, les jeunes enfants nés prématurément, les personnes souffrant de maladies chroniques ou les personnes fréquentant régulièrement un groupe à risque.

Si vous faites partie d’un groupe dit « à risque », la vaccination sera couverte par votre assurance-maladie.

N’hésitez donc pas à contacter votre médecin si vous pensez que vous devriez vous faire vacciner contre la grippe.