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La phytothérapie est une des méthodes thérapeutiques alternatives reconnues depuis de nombreuses années pour ses bienfaits. Partie intégrante de la naturopathie et de l’Ayurvéda, l’usage des plantes, sous toutes ses formes, reprend sa place après avoir été abandonné au profit de principes actifs de synthèse.

 

Des premières traces d’usage des plantes aux temps modernes 

 

  • De l’Antiquité

Au cours de l’histoire, on a pu constater des évolutions dans l’utilisation des plantes médicinales. Le développement du pharmaceutique a, bien évidemment, eu des influences sur nos consommations de plantes. Parfois, même, ces plantes médicinales ont été délaissées au profit de molécules chimiques. Mais, se peut-il que les plantes aient certaines actions plus efficaces que certains de nos médicaments ? Dans une ère où l’innovation est omniprésente, quelle est la place de la plante médicinale ? Pourquoi sont-elles de plus en plus en vogue ?

Pendant de nombreuses années, nous avons laissé de côté les plantes au profit de médicaments de synthèse, souvent moins onéreux et plus faciles à produire. Les premiers écrits dans lesquels on retrouve des traces de l’utilisation de plantes médicinales remonteraient à 5000 ans avant JC, notamment avec la tablette sumérienne de Nippur qui mentionnait déjà pas moins de 250 plantes, dont le pavot à opium. Au XVIème siècle avant JC, le papyrus d’Ebers est l’un des plus anciens traités médicaux connus qui mentionne plusieurs centaines de recettes, à base de plantes, de minéraux ou de parties d’animaux.

Durant l’antiquité, plusieurs figures emblématiques de Grèce antique vont marquer l’histoire, comme “le père de la médecine” Hippocrate, le botaniste Théophraste ou encore le théoricien philosophe Aristote, précurseur de la phytothérapie. Puis entre les années 20 à 90 après JC, Dioscoride, médecin, pharmacologue et botaniste grec, rédige une œuvre qui deviendra une source de connaissances majeures en matière de remèdes de nature végétale.

 

  • Aux temps modernes

Principe actif des plantesBref, vous l’avez compris, l’histoire des plantes a traversé l’antiquité, le Moyen Âge jusqu’aux temps modernes, notamment avec la découverte des Amériques en 1492. Cette découverte va marquer une forte accélération de la pratique de la médecine et de la phytothérapie.

La chimie moderne a permis d’identifier les substances actives présentes dans les plantes. Les méthodes d’extraction de ces principes actifs deviennent de plus en plus performantes. C’est, par exemple, ce qui permettra en 1815 d’isoler le principe actif de la morphine à partir du pavot. Notre médecine actuelle découle de cette tradition de l’usage des plantes depuis la nuit des temps au travers des différentes civilisations.

Aujourd’hui, les médecines douces, dont la phytothérapie est un des éléments, représentent une part importante dans nos traitements médicaux. Plantes, huiles essentielles, thérapie par l’eau, manipulations, toutes ces médecines alternatives ont de véritables bienfaits pour le corps.

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Quelques plantes adaptées à la médecine 

 

Dans le monde, on dénombre pas moins de 28.000 plantes ayant des vertus médicinales. Autant vous dire que nous n’envisageons pas de toutes les répertorier dans cet article. Toutefois, nous vous proposons une petite sélection de plantes aux vertus médicinales connues et reconnues.

 

La Camomille

 

Cette plante, qui ressemble étrangement à la marguerite, permet de combattre efficacement les bactéries qui peuvent être responsables de troubles digestifs. Anti-inflammatoire, antibactérienne et antispasmodique, l’infusion de camomille permet de soulager des infections gastro-intestinales, des brûlures d’estomac, des inflammations gingivales ou encore des infections des amygdales. Cette tisane de camomille peut également être utilisée par voie externe en application cutanée, buccale et oculaire pour soulager certaines irritations.

 

Le Calendula

 

Egalement appelé le souci officinal, cette fleur jaune ou jaune orangé commence sa floraison aux premiers jours du printemps. Le calendula contient 5 principes actifs qui ont démontré des vertus apaisantes, de protection antioxydante et de réduction de l’inconfort cutané. Sous forme de pommade ou de tisane, il permet de contrer une inflammation du système digestif ou d’agir en cas de mauvaise cicatrisation. En quelque sorte, le calendula permet d’apaiser les peaux agressées par les éléments extérieurs comme le soleil, le rasage, l’épilation ou encore le frottement de la couche de bébé.

 

La Dent-de-lion

 

La Dent-de-lion, que vous connaissez certainement sous le nom de pissenlit, est très souvent utilisée pour une cure détoxifiante. Elle va permettre d’améliorer la fonction urinaire et de stimuler la digestion. Savez-vous pourquoi cette plante est surnommée le “pissenlit” ? Cela vient de ses propriétés diurétiques, il faut ainsi comprendre littéralement le terme de “pisser en lit”, soit uriner dans son lit. Cette plante stimule les reins et le foie et permet de réduire la rétention d’eau. Il est possible de consommer la dent-de-lion, dont le terme est une allusion aux feuilles profondément dentées, sous forme de tisane ou de jus pressé frais.

 

La Lavande

 

La lavande est, depuis bien longtemps, utilisée pour ses vertus antalgique, antispasmodique, emménagogue (qui stimule le flux sanguin dans la région pelvienne et l’utérus), anti-inflammatoire. Elle permet de traiter les céphalées, migraines, toux, douleurs articulaires, mycoses, infections, inflammations, goutte ou encore piqûres d’insectes, anxiété et difficultés psychiques. La lavande vraie, du nom latin Lavandula angustifolia, a de nombreuses propriétés médicinales et tient une part importante en phytothérapie. Son application en usage interne ou externe était déjà connue dans l’antiquité, les Romains s’en servaient déjà pour parfumer les thermes. En huile essentielle, la lavande peut être utilisée directement sur la peau. Toutefois, pour les peaux plus fragiles, il est fortement conseillé de la mélanger avec une huile. Vous pouvez également lire notre article : “Les huiles essentielles et leurs nombreuses vertus”.

 

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Le Millepertuis

 

Également appelé “herbe de la Saint-Jean”, le millepertuis était auparavant très utilisé sous sa forme d’application locale afin d’agir sur des brûlures superficielles. Depuis, le millepertuis et ses propriétés thérapeutiques ont été largement étudiées. Il est désormais connu pour son usage dans le traitement des états dépressifs transitoires, légers à modérés. Des études récentes semblent indiquer que les effets antidépresseurs du millepertuis seraient liés à un de ses principes actifs, l’hyperforine. Il agit également sur les irritations et plaies de la peau ou les piqûres d’insectes.

 

Le Romarin

 

Le romarin, très largement utilisé comme condiment dans nos cuisines, est une plante aromatique qui pousse à l’état sauvage sur les bords de la méditerranée. Cette plante, au-delà d’agrémenter nos plats, possède des bienfaits, notamment contre les ballonnements et les lourdeurs d’estomac. Dans sa forme médicinale, il agit sur une pression artérielle trop basse, mais aussi dans les cas d’hypertension. Il apaise les douleurs musculaires et articulaires. Il s’avère être un allié dans les maladies rhumatismales. En massage, l’huile de romarin permet de dénouer des contractures musculaires. 

 

Le Thym

 

Le thym, également une plante aromatique utilisée dans nos cuisines, a de nombreux bienfaits en usage externe ou interne. En tisane, pour agir contre la toux, en inhalation pour décongestionner les voies respiratoires, en forme de comprimés ou de pastilles, pour agir sur les bronches, le thym a un effet expectorant et antispasmodique. Il permet de faciliter l’expulsion du mucus, c’est un fluidifiant bronchique. Il favorise la circulation sanguine, il est utilisé dans certaines maladies de la peau liées à un champignon, ainsi qu’en cas d’acné, d’eczéma et d’impuretés de la peau. La mastication de la tige permet en outre de lutter contre la mauvaise haleine.

 

 

La phytothérapie : un élément essentiel en naturopathie traditionnelle et en MTC

 

Naturopathie et MTCLa phytothérapie est un traitement curatif ou préventif par l’usage de plantes, au sens large. En effet, par plantes, on entend aussi bien les herbes, les extraits de plantes, mais aussi les principes actifs naturels. La phytothérapie, qui fait partie des médecines dites douces, naturelles, est tombée en désuétude au début du XXème siècle face à l’essor pharmaceutique et les principes actifs de synthèse. Cette médecine douce est réapparue en même temps que l’acupuncture et l’homéopathie, qui sont toutes deux aussi des médecines alternatives. Il faut bien sûr distinguer la phytothérapie traditionnelle de la phytothérapie moderne. Cette dernière utilise des méthodes modernes d’extraction des principes actifs contenus dans les plantes médicinales.

La phytothérapie est composée de différentes spécialités : l’herboristerie, l’aromathérapie médicale, la gemmothérapie, la phytothérapie chinoise qui fait partie de la médecine traditionnelle chinoise (MTC) incluant l’acupuncture et la diététique chinoise, la phytothérapie pharmaceutique et enfin l’homéopathie.

Il faut également savoir que la phytothérapie est un des piliers de l’Ayurvéda, aux côtés de la diététique, de l’hygiène de vie, des soins corporels, du yoga et de la respiration. Cette forme de médecine traditionnelle non conventionnelle originaire d’Inde, mais aussi la naturopathie qui intègrent tous deux la phytothérapie, se prévalent d’un même objectif : le bien-être naturel et dans sa globalité de l’individu.

Il existe de nombreuses méthodes thérapeutiques reconnues par la médecine complémentaire, telles que la MTC, l’acupuncture, la thérapie ayurvédique, l’homéopathie et, bien évidemment, la phytothérapie. Renseignez-vous rapidement sur les méthodes thérapeutiques prises en charge par votre complémentaire médecine naturelle

 

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